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Une tradition tourangelle, veut que le basilic soit un serpent dont le regard tue ; et qu'il naisse dans un petit oeuf appelé "cocorre", pondu par un coq et couvé par un crapaud ou un serpent du type Naja. Les Tourangeaux appelaient le Basilic le Coccatrix, le Coquatrix, ou le Coquatrus. Il est le roi des serpents, et a vécu en Touraine et ailleurs. Il mourut à Bordeaux ; il s'était retiré au fond d'un puits (dans la rue nommée par la suite rue du Mirail). Un audacieux eut l'idée afin de vaincre ce serpent d'utiliser un miroir qui refléta ses yeux mortels !
C'est le 26 juillet, qu'a lieu à Tours la traditionnelle foire à l'ail et au basilic. L'achat d'un pot de basilic est rituel. Les Tourangeaux ne l'utilisent pas comme condiment ; mais ils croient qu'il évite de trouver "de l'ail aux serpents dans les aulx". La plante est placée sur le bord de la fenêtre, où elle chasserait les moustiques, conjure les serpents et sert de porte bonheur.

Histoire le basilic le plus commun ou basilic-petit-roi (basilisk signifiant déjà en grec "petit roi", ce nom est un pléonasme) est doté d'un diadème de chair en excroissance, ce qui lui a valu à juste titre son nom. Un texte attribué à Pline l'Ancien par Una Woodruff dit ceci : "Les Basilics transforment en désert le pays où ils vivent. Le venin de leur regard est si puissant qu'il peut dissoudre les rochers et brûler l'herbe d'un simple coup d'oeil. Les oiseaux tombent en plein vol et un homme monté sur un cheval tua un basilic avec une pique, et l'infection, remontant à travers l'arme, tua non seulement le cavalier mais aussi la monture. L'eau où ils étanchent leur soif reste empoisonnée. On dit que la première de ces créatures est née du sang de la Gorgone. Cependant, ils continuent à se reproduire en pondant des oeufs qui sont couvés par des crapauds lorsque brille l'Etoile du Chien.

basilik

De tous les animaux, seules les belettes ne sont pas affectées par ces monstres, et les attaquent à vue. De plus, on croit que les basilics ont peur du champs du coq." Brunetto Latini ajoute au sujet du basilic qu'il "est empli de venin à tel point que celui-ci ressort à l'extérieur du corps et brille sur sa peau". La rue, l'herbe de grâce, serait invulnérable au poison basilicique. Si ce basilic ne dépasse pas la taille d'un chat, il est des basilics plus gros, que l'on distingue en les nommant Grand Basilic. Le venin de leur regard change la chair en en pierre et pour le vaincre il faut renvoyer à l'aide d'un miroir le rayon létal de ses yeux. Il emprisonne les princesses et il couvre ces parites sensibles d'émeraudes
Avec le Moyen Âge, le basilic va subir quelques mutations. Son corps se voit muni de pattes d'oiseau, de deux à quatre pairs selon les individus, sur dos poussent des ailes chiroptéennes et sa tête dragonne se retrécit puis s'affine pour dessiner un bec et finalement prendre la forme d'une tête de coquelet. Il prend alors le nom de cockatrice.
Citons un autre type basilicique : le codrille. Son regard est aussi pétrifiant que celui du basilic. C'est la Salamandre couvé par un corbeau qui engendre un codrille. Ils habitent sous les ifs, cachés dans l'ombre des pierres. Si le codrille vous voit en premier, vous serez aussitôt changé en statue de pierre, mais si c'est vous qui le surprenez d'abord, alors vous serez immuniser contre lui. Ainsi, vous pourrez l'apprivoiser et il vous conférera le pouvoir de soumettre à votre volonté les oiseaux et les serpents, ainsi que les eaux des fleuves et des mers.
Héraldie Le basilic est le symbole des dangers mortels de l'existence, débauche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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